Culture Japon

Cinéma

Le cinéma japonais remonte aux débuts du cinéma, à la fin du XIXe siècle, et occupe maintenant la 3e place mondiale pour le nombre de films produits.

Le photographe Shiro Asano fut le premier à importer une caméra au Japon afin d’y tourner quelques scènes de rues à Tokyo, puis des vues de Geisha, petits films qui seront ensuite projetés à Tokyo et qui firent sensation. Suite à ce succès, les premiers films seront principalement des enregistrements de spectacles kabuki. La première star japonaise sera d’ailleurs un acteur de kabuki, Matsunosuke Onoe, qui apparait dans près de mille films entre 1909 et 1926.
Les films – muets – sont projetés dans des salles de spectacles, parfois accompagnés d’un orchestre pour la bande son, mais où la présence d’un benshi, sorte de « récitant commentateur », est indispensable jusque vers 1932 (le cinéma sonore apparait en 1910).
Suite au grand tremblement de terre de Tokyo de 1923 et la destruction des studios locaux, le cinéma occidental (principalement américain) s’impose alors dans l’archipel, et influencera fortement de jeunes réalisateurs japonais.
C’est dans ce contexte qu’émergent de nombreux grands réalisateurs comme Yasujiro Ozu.

Le début de la guerre sino-japonaise (1937-1945) marque la mise sous contrôle du gouvernement de la production cinématographique : le cinéma doit servir la propagande.

L’après-guerre voit la libéralisation du cinéma et de nombreux grands cinéastes comme Akira Kurosawa réalisent leurs premiers chefs d’œuvre. les années cinquante sont considérés comme l’âge d’or du cinéma japonais : de nombreux prix récompensent le cinéma japonais.

La nouvelle vague du cinéma japonais pendant les années soixante marque une rupture profonde avec les « maîtres » comme Ozu ou Mizoguchi, critiqués pour leur cinéma trop « bourgeois ». Les thèmes seront pris dans la vie de tous les jours, avec la violence qui y est présente.

Le développement de la télévision dès la fin des années soixante entraîne une chute catastrophique de la fréquentation des salles de cinéma, ayant pour conséquences de graves difficultées – et même des faillites – pour les studios. Ceux-ci doivent diversifier leur production afin de se démarquer de la télévision et faire revenir les spectateurs dans les salles obscures.

Le cinéma d’animation japonais arrive dans les salles vers les années soixante-dix, quatre-vingt, pour obtenir une reconnaissance internationale un peu plus tard.

  • 20th Century Boys
  • Adolescente (une)
  • Audition
  • Avalon
  • Blood: The Last Vampire – le film
  • Departures
  • Evangelion : 1.0 You Are (Not) Alone
  • Kamikaze girls
  • Lost in translation
  • Piano Forest
  • Ponyo sur la falaise
  • Stupeur et tremblements
  • The taste of tea
  • Tokyo !
  • Tokyo Decadence
  • Tokyo eyes
  • Tokyo Sonata
  • Zatoichi

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